François-Xavier Aubry : illustre inconnuPAR PIERRE CÉCIL, Appartenance Mauricie, Société d'histoire régionale
Origine et premiers emploisFils de Joseph Aubry et Madeleine Lupien, François-Xavier est né le 3 décembre 1824 à Saint-Justin, comté de Maskinongé, où son père est cultivateur. Il occupe le 4e rang dune famille de treize enfants. Ayant rapidement appris à lire, écrire, et compter, il quitte lécole vers lâge de douze ans. Par la suite, il se trouve un premier emploi de commis au magasin général Grand-Trompe-souris2 à Saint-Joseph de Maskinongé. Il y découvre de lintérêt pour le monde des affaires. Vers lâge de quinze ans, on le retrouve au grand magasin général de Monsieur Marchand à Saint-Jean-sur-Richelieu où il y passera trois ans à acquérir expérience, maturité et à établir des contacts. Plus le temps passe, plus il songe à quitter vers les États-Unis afin dy faire des affaires et tenter fortune comme beaucoup de compatriotes qui ont migré du Québec vers cette destination de rêve. En septembre 1845, il apprend avec douleur la mort de son père qui laisse à sa femme la charge de six enfants de moins de quinze ans. Plus tard, François-Xavier lui enverra périodiquement des sommes dargent afin de laider à joindre les deux bouts. Par la suite, cette dernière quittera Saint-Maurice où elle habitait depuis 1840 avec sa petite famille, après leur départ de Saint-Justin, pour sinstaller à Trois-Rivières. Les Illinois et Saint-Louis, MissouriLe pays des Illinois était à lépoque un immense espace traversé par la rivière Ohio, colonisé par les Français, il fut cédé à lAngleterre par le traité de Paris et, plus tard, aux États-Unis lors de leur indépendance. Les immigrants canadiens-français continuent à sy rendre malgré le changement dallégeance. François-Xavier Aubry ne se retrouvera pas en territoire complètement inconnu. De ce vaste espace surgiront, au début du 19e siècle, les États du Missouri, de lIndiana et de lIllinois. Cest à Saint-Louis3, Missouri, ville située au confluent au Mississippi et du Missouri, que se rendra François-Xavier Aubry en mai 1843. Cette ville deviendra lun des points de départ de la grande migration vers lOuest. Peu de temps après son arrivée, François-Xavier débute comme commis pour la maison Lamoureux & Blanchard, un magasin dépicerie et de marchandises sèches. Il y apprend langlais et y perfectionne son français. LOuest américainÀ laube du 19e siècle, limmense région située à louest du Mississippi est tout à découvrir. Bien sûr, de nombreuses tribus indiennes et dinnombrables troupeaux de bisons loccupent mais les Américains de lest du Mississippi se sentant à létroit, rêvent de ces territoires inexplorés. Le «Far West» est le paradis des chevaux sauvages, des bisons, des ours, des chiens de prairies, des chèvres sauvages et autres espèces. Depuis lachat de la Louisiane4, à la France en 1803, les États-Unis se sont considérablement agrandis. Près de 300000 Indiens sont présents dans lOuest vers 1845. Il nest pas facile aux unités de larmée dispersées dans les avant-postes isolés, de protéger les colons et les convois de chariots. Ce dernier est le véhicule par excellence des pionniers et des marchands. Il peut transporter jusquà 3000 livres de chargement et mesurer 16 pieds de long par 6 pieds de large. Dès quon entend dire quun convoi est en train de sorganiser les gens affluent de partout vers le point de départ. Des marchands transportant tous les objets quon peut imaginer, des chercheurs dor, des aventuriers, des colons, des voyageurs attendant la formation du convoi. Il est impensable quun individu puisse saventurer seul sur les pistes dangereuses vers lOuest. On choisit un chef dexpédition parmi les centaines dhommes et lheureux élu aura la lourde responsabilité de conduire son monde à bon port. Les principales pistes offertes aux voyageurs, vers 1840, étaient celles de lOrégon, Santa Fe, de la Californie et des Mormons. On doit les premières pistes à travers les Rocheuses aux trappeurs et aux commerçants de fourrures. Ces derniers sont les véritables découvreurs de lOuest. Ils connaissaient la région mieux que quiconque et entretenaient de bonnes relations avec les Indiens et même, mariaient leurs filles. À lépoque dAubry, les trois plus anciens coureurs des bois et des plaines étaient Antoine Leroux5, Thomas Fitzpatrick et Kit Carson6. Exploration d'AubryAubry est commis chez Lamoureux & Blanchard pendant deux ans. Il désire maintenant agir à son compte malgré tous les dangers que comportent ces expéditions vers lOuest. Au printemps 1846, à lâge de 21 ans, Aubry achète un premier stock de marchandises et se joint à un convoi de marchands de Santa Fe à qui il paie 117$ pour le transport de ses marchandises et 15$ pour sa nourriture. Quarante-cinq jours plus tard, le groupe arrive à Santa Fe (Nouveau-Mexique). Cette ville deviendra son 2e lieu de résidence après Saint-Louis. Le bénéfice net de la vente de ses marchandises lui rapporte quelques milliers de dollars. Il revient passer lhiver à Saint-Louis en espérant reprendre au printemps ses activités de négociant et de transporteur de marchandises. Il fera son apprentissage avec des marchands puissants et dynamiques dont Céran St-Vrain qui deviendra son grand ami. Entre 1846 et 1852, il passa la plus grande partie de son temps sur la piste de Santa-Fe. Il réalise en tout seize expéditions de marchandises. Quatorze vers Santa Fe et deux à Chihuahua, Mexique, et ce, à raison de deux convois par année. La plupart des marchands ne font quune seule expédition par année. Cest toute une entreprise que de préparer une expédition vers Santa-Fe à titre de négociant. On doit acheter les marchandises, engager les hommes, acheter les mules, les chariots, la nourriture, le matériel de cuisine, les vêtements de rechange, les contenants deau, les fusils, les munitions, etc. Il négocie lui-même ses marchandises avec les marchands de New-York sauvant ainsi de 20 à 30% sur celles en provenance des marchands de Saint-Louis. La renommée dAubry est sans cesse grandissante. On lutilise même comme moyen publicitaire dans les journaux. À Kansas City, à Dépendence, on claironne qu Aubry, Kit Carson et dautres personnages célèbres de lOuest seront de passage vers telle date, cela afin dattirer la clientèle. La piste de Santa Fe nest pas de tout repos. Aubry la parcourue 27 fois au cours de sa courte carrière. Sur la piste, on est soumis à toutes sortes dincidents pénibles tels que : attaques des Indiens, employés blessés, malades ou tués, mules blessées, tuées ou volées, violentes tempêtes de neige, froid ou chaleur intense, et le pire, la plus grande souffrance à endurer : la soif! En arrivant à Santa Fe, François-Xavier se préoccupe immédiatement de vendre sa marchandise à partir de ses chariots ou du magasin de ses amis, Joseph et Henri Mercure; Santa Fe et lOuest, foisonnent de Canadiens-français7. Aubry prend lhabitude dannoncer son arrivée par une annonce dans le Santa Fe Republican décrivant la marchandise qui sera en vente à son arrivée. À proximité de Santa Fe, il lui arrive de laisser le convoi aux mains de lieutenants de premier plan afin darriver une journée à lavance pour ses affaires. Sa renommée grandit constamment. À partir de 1850, il sassure de la présence dun médecin dans ses caravanes et donne ses instructions pour quon vienne en aide à tous voyageurs en détresse sur la piste (code de route). La demande est forte pour voyager avec la caravane dAubry. Gouverneurs de territoires, juges, missionnaires, enseignants, médecins, éditeurs, personnel militaire et banquiers recherchent sa compagnie. Reconnu pour sa loyauté et son hospitalité, ses caravanes arrivent toujours à destination malgré les nombreuses attaques indiennes. Lécrivain Max Greene considère Aubry comme le plus intrépide de tous, incluant Kit Carson. Le nouveau gouverneur du Nouveau-Mexique8, Willian Carr Lane, impressionné par les réalisations dAubry, se considère tout de suite comme son ami. Il disait de lui :«Une distance de 1000 km pour lui est comme 100 km pour moi. Cest un Canadien-Français». Cavalier remarquableLe lieutenant George Breweton décrit Aubry comme un homme svelte et de taille moyenne. Cest sûrement un avantage pour devenir un bon cavalier. Au cours de ses expéditions, Aubry amènera avec lui sa belle jument blonde, Dolly. Renommée pour sa rapidité, elle sortit plus dune fois son maître de lembarras lors des attaques des Indiens. Alexander Majors, marchand du Missouri, a dit de cette jument lorsquil laperçut pour la première fois sur la piste en septembre 1848, «que cétait la plus belle pièce de cheval quil navait jamais vue»9. La durée des 16 expéditions conduites par Aubry a varié de 64 jours à 292. Il faut comprendre que pour revenir vers Indepen-dence, Missouri, Aubry est, parfois pressé de parcourir la distance de 1300km qui sépare Santa Fe dIndependence, car il y voit plusieurs avantages à un retour rapide: Plus vite il pourra organiser une nouvelle expédition ; Le courrier des gens quil transporte, son journal de voyage et les nouvelles militaires, politiques ou autres arriveront plus vite; Ses performances seront soulignées dans la plupart des journaux. Le 5 janvier 1848, il effectue le trajet de Santa Fe à Independence en 14 jours, battant ainsi le record établi par Norris Colburn en août 1846. Le 28 mai 1848, il bat son propre record, effectuant le trajet en 8 1/2 jours. En septembre, il a lintention deffectuer le trajet en moins de six jours. Les journaux spéculent sur un tel exploit à réaliser, de fortes gageures se prennent. Le 12 septembre 1848, il quitte Santa Fe, à laube amenant plusieurs chevaux de selle. Le premier des cinq relais est à 300 km. On y a prévu des chevaux de remplacement à ceux qui arriveront épuisés par ce long périple. Dolly sera utilisée en premier parce quelle est la plus rapide et que les féroces Apaches abondent dans la région de Santa Fe. Aucune attaque indienne ne surviendra mais par contre, une pluie dune durée de 24 heures rendra la piste boueuse sur 1000 km et fera déborder les rivières. En cours de route, il livre du courrier pour larmée et règle des affaires à Fort Atkison. Ne prenant que six repas, il épuise six chevaux, marche 35 km, ne dort que quelques heures et arrive à Independence le soir du 17 septembre. Il chevaucha 1300 km en cinq jours et demi. Cest un exploit en soi. Tous les journaux en parlent. Dailleurs en 1860, le système du Pony Express10 sinspirera de la course à relais mise au point par Aubry. Un historien du Pony Express, William Vissher, écrit que «la course dAubry et la plus grande performance physique quun cavalier de lOuest puisse avoir accomplie».11
Aubry négocie fermement et les Indiens acceptent les cadeaux
et repartent. Cest lors dune expédition vers la Californie
que son groupe sera attaqué par les Garroteros (guerriers indiens)
le 14 août 1853, que Dolly, blessée par flèches,
mourra. Aubry a subi lui-même huit blessures durant les quelques
jours que dura lattaque. Les survivants sen sortiront épuisés
et affamés. Ils seront contraints de manger de la viande de mule
et la chair de la jument de Dolly.
Explorateurs de 1853 et 1854La ruée vers lor en Californie, sa désignation comme État, laugmentation rapide de sa population créent un engouement sans précédent pour cette région. Aubry qui flaire la bonne affaire en fera la destination de ses 15e et 16e expéditions. La chair et la laine du mouton sont très en demande dans cet État. François-Xavier projette dy amener de gros troupeaux et au retour de se mettre à la recherche de la meilleure route pour la construction du chemin de fer. De novembre 1852 à avril 1853, il réussit à conduire à San Francisco, 5000 moutons au travers de grandes difficultés tout en limitant les pertes de son voyage à 25 bêtes seulement. Le bénéfice net de la vente sera évalué à 70 000$ net. Il venait d'ouvrir la route du centre (ou la route Albuquerque) située au 35e parallèle. Tous les journaux en parlent et les gens souhaitent bonne chance à Aubry. Léquipe dexplorateurs pour son retour vers Santa Fe sera composée de 18 personnes choisies. Tenant son journal de voyage, il décrira quotidiennement toutes les difficultés rencontrées du 20 juin 1853 au 14 septembre de la même année. Cest au cours de ce voyage dailleurs quil sera blessé par les Garroteros et que Dolly mourra. Aubry conclut que la route Albuquerque (35e parallèle) est supérieure à la route Gila (32e parallèle) parce quelle est la plus centrale et comporte plusieurs avantages physiques supplémentaires. À Albuquerque, Aubry rencontre le délégué territorial du Nouveau-Mexique, le major Richard Weightman qui est aussi sénateur et lui remet une copie de ses notes. Ce dernier qui possède le journal Amigo des Pais (Ami de la contrée) à Albuquerque publie le récit de voyage dAubry tout en ventant ses mérites et le choix de la route située au 35e parallèle. Trois autres journaux à fort tirage publient le compte-rendu du voyage dAubry. Aubry entreprendra un autre voyage daffaires en octobre 1853 en compagnie dune soixantaine dhommes conduisant 50 000 moutons. Partis de Santa Fe, il atteindra Los Angeles le 10 janvier 1854 après navoir perdu que 300 à 400 moutons. Le bénéfice sera raisonnable. Il passera quelques mois à Los Angeles et San Francisco concluant avec des personnalités importantes, dont Jules Marcoux, un éminent géologue reconnu aux États-Unis pour ses compétences, que la route du 35e parallèle sera la meilleure pour le chemin de fer. Son voyage du 6 juillet au 17 août vers Santa Fe confirmera cette affirmation. Ex-major Richard Weightman et la mort d'AubryLa plupart des personnalités politiques et daffaires de la Californie se prononcent en faveur du choix dAubry. Le célèbre explorateur Kit Carson est, lui aussi, en faveur dune route située au 35e parallèle. Cependant, tous ne sont pas convaincus de ce choix. Lex-major Richard Weightman né au Maryland, en 1818, qui a fréquenté West Point à la fin des années 30 est de ceux-là. Cest un homme prompt, agressif, violent, ne dédaignant pas les duels. Il est mêlé à toutes sortes de disputes et querelles. Il a participé à la guerre contre le Mexique à la tête dun groupe délites dont les caractéristiques était le long couteau Bowie12 qui pendait à leur ceinture. En 1849, il sinstalle à Santa Fe, se bat en duel contre le juge Houghton quil manque dailleurs, devient avocat est élu sénateur du Nouveau-Mexique en 1850 et devient membre du congrès en 1851-52 pour le territoire du Nouveau-Mexique. Le journal quil fonda en 1853 à Albuquerque (Amigo des Pais) fait faillite. Il déménage son imprimerie à Santa Fe et devient le grand rival du colonel Collins éditeur du journal Santa Fe Gazette. Les querelles qui sensuivent amènent Weightman à prendre position contre Aubry parce que Collins approuve toutes les actions de ce dernier. Aubry apprend par le journal Amigo quun ami lui a envoyé, que Weightman lui retire son appui pour le choix de la route du 35e parallèle sous prétexte quil avait été trompé par lexplorateur et saura plus tard, que des considérations politiques seules, seront la cause de cette attitude. Aubry furieux écrit à un ami que Weightman est un menteur. Aubry quitte la Californie pour Santa Fe et se rend au magasin général de ses amis Joseph et Henry Mercure. Alors quil sétait fait servir un verre de boisson, Weightman qui le savait en ville, se présente et lui donne la main. La conversation qui sengage tourne au vinaigre et Weightman jette son verre de boisson au visage dAubry qui fait mine de saisir son revolver quil porte à gauche. Voulant larmer, le coup part et atteint le plafond. Vivement, Weightman tire son couteau et éventre Aubry qui meurt dans les bras de ses amis. Le 19 août 1854, Aubry a droit à des funérailles grandioses à léglise catholique de Santa Fe. Beaucoup de journaux américains rapportent la nouvelle et partout cest la consternation. Le procès qui sensuit déclare Weightman non coupable. Le juge Kirby Benedict, suite au verdict des 12 jurés, na pas le choix de mentionner la légitime défense. Weightman sera acquitté. Dorénavant, il sera pointé du doigt comme étant celui qui a tué Aubry. Ses ambitieuses aspirations politiques viennent de prendre fin. Il quittera Santa Fe pour Saint-Louis et entreprendra une nouvelle carrière militaire. Colonel dun régiment dinfanterie des confédérés (sud) durant la guerre civile, il mourra de trois blessures reçues lors de la bataille de Wilson Creek, le 10 juillet 1861. ConclusionFrançois-Xavier Aubry était mort selon le code des hommes courageux de lOuest où chacun était prêt à mourir pour sauver son honneur. Aubry est mort en héros, comme il laura été tout au long de sa vie dans lOuest. Tout allait bien pour lui jusquà ce quil rencontre Weightman au magasin des frères Mercure. Idolâtré par le peuple qui suivait par les journaux ses nombreux exploits (les détails de ses seize expéditions13), il sapprêtait à convaincre la nation sur le choix de la meilleure route pour le chemin de fer de lest à louest. Le système du Pony Express sétant inspiré de sa célèbre chevauchée de septembre 1848, sera approuvé par le congrès américain pour assurer le service du courrier entre lest et louest. Non seulement, Aubry était devenu le négociant le plus prospère de la piste de Santa Fe mais aussi le plus précieux collaborateur pour les journaux du Missouri et du Nouveau-Mexique qui appréciaient la rapidité avec laquelle il rapportait les nouvelles fraîches de ses expéditions et des contrées traversées et visitées. En 1851, Aubry est le découvreur dun nouveau raccourci sur la piste de Santa Fe. Les marchands, les militaires et les voyageurs éviteront ainsi le raccourci Cimarran (long de 115 km) appelé la Route de la mort à cause de ses nombreux dangers. «François-Xavier meurt tragiquement, le 18 août 1854, vers trois heures de laprès-midi, à lâge de 29 ans. Le New-York Daily Times dira de lui quil a vécu dix vies dans la moitié dune».14 Daprès Benjamin Sulte, sa mère et sa famille, installées à Trois-Rivières après le décès de son père en 1845, étaient continuellement interrogées à son sujet et étaient fières de ses exploits. Les années suivant le décès dAubry, les Américains donneront son nom à un bateau, un fort et le raccourci quil a découvert sur la piste de Santa Fe. Ces noms ne subsistent plus aujourdhui. Par contre, plusieurs villes du Missouri, de lOklahoma et du Texas sont nommées Aubry (Aubrey). Aubry a eu le malheur de mourir vingt ans trop tôt. La mémoire collective américaine ne l'a pas retenu au même rang que Kit Carson, Bill Cody ou Davy Crocket, lesquels ont eu le temps de se mouler dans lhistoire américaine. Héros de la guerre de Sécession, le général Williams Sherman, chef des armées de lUnion (nord) qui a connu Aubry au Missouri et en Californie déclare: «Aubry était le meilleur exemple de cette belle race dhommes courageux et audacieux qui ont grandi dans les plaines».15 BibliographieArchives du Séminaire de Trois-Rivières, documents remis par le curé Louis-Joseph Chamberland, petit-neveu de François-Xavier Aubry en 1972. Bergeron, René, François-Xavier Aubry, 1824-1854, Héros de la conquête du Far West, les Éditions Carte Blanche, Laval, Québec, 2000. Chaput, Donald, F.X. Aubry, Trader, Trail-Maker and voyageur in the Southwest, 1846-1854.
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