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La creation des paroisses

[…] Le plus remarquable, c'est qu'une bonne part de ces premiers colons venaient de ces paroisses précoces de l'île d'Orléans et de la rive Nord, où les meilleures terres avaient été vite prises et d'où rejaillissait, à la deuxième génération, un nouveau flot d'émigration.

C'est déjà le cas au Cap Saint-Ignace, première paroisse fondée sur le côté Sud et dont l'érection canonique est la dix-huitième en date de tout le Canada ; de la Rivière-Ouelle, où sur 18 adultes recensés en 1681, en dépit d'un fort apport normand amené par le concessionnaire, cinq sont de la région de Québec, dont trois de Château-Richer et où plus de la moitié des nouveaux venus, entre 1681 et 1700, sont de l'île d'Orléans et de la côte de Beaupré ; celui de l'Islet, occupé par des Normands de France et des gens d'en bas de Québec ; de Saint-Michel de Bellechasse ; de Kamouraska, fondée en 1711 et qui comprend à sa naissance des gens de Rivière-Ouelle et d'autres de la côte de Beaupré ; de Saint-Vallier, occupée en 1713 par des habitants de l'Île d'Orléans, situé en face ; de Trois-Pistoles, où les premiers colons, de 1697 à 1754, arrivent de l'Île d'Orléans. Nul doute que cette migration n'ait continué longtemps.

Raoul Blanchard, L'Est du Canada français, Masson et Beauchemin, Montréal, 1935.

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