Le piano de l'empereur François-JosephLe piano-concert, peut-être unique, a été commandé, vers la fin du 19e siècle, par l'empereur François-Joseph de l'Empire Austro-Hongrois. D'après la tradition orale, il faisait partie d'une série d'une dizaine de pianos, fabriqués à la main, à Vienne. C'était soit pour meubler les châteaux, soit pour faire des cadeaux à certains pays. Aujourd'hui, on l'admire dans le grand salon du collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière. Comment un tel bijou est-il parvenu à La Pocatière ? Nous n'avons pas de documents écrits, mais un témoignage oral apporte une explication. L'impératrice Zita s'est réfugiée à Ottawa pendant la guerre de 1939-1945. Elle a fait venir le piano pour l'enseignement à ses filles. En quittant le pays, elle l'a donné à son confesseur, Mgr Alphonse-Marie Parent. Ce dernier l'a échangé pour un instrument plus petit, au magasin Lindsay. Ne trouvant pas d'acheteur, M. Lindsay chargea son vendeur, M. Léo Hudon, de le donner à quelqu'un qui paierait le transport. M. Hudon a donc offert le piano à son frère, l'abbé Jean-Charles Hudon, curé à Tourville. Lors d'une souscription organisée par le Collège de Sainte-Anne, en 1953, l'abbé Léon Destroismainsons a fait les arrangements pour l'acquisition de cet instrument. On signale dans les annales du Collège que le prix payé fut de 600 $. Ce piano est d'une facture remarquable. À l'intérieur, on reconnaît la marque d'origine… Un écusson doré présente un texte de plusieurs lignes : il s'agit peut-être des pays à qui l'empereur François-Joseph aurait pu offrir un de ces pianos fabriqués sur commande à Vienne. Source : Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière |