Article suivant
 


En guise d'introduction...

Ce texte reproduit les propos des animateurs et des invités officiels lors de l’ouverture du colloque "La contribution des notaires dans la société québécoise". Le texte en italique est utilisé pour distinguer les présentations de Me Julien S. Mackay, président de la Fondation du notariat du Québec, qui agissait à titre de maître de cérémonie. Le lecteur notera que le caractère oral des communications originales à été conservé.


Le notaire Julien S. Mackay agissait à titre d'animateur lors du coloque «La contribution des notaires dans la société québécoise»
SOURCE : FSHQ
 
Je suis Julien Mackay, notaire. Je serai, avec monsieur Gilles Boileau de la Fédération des sociétés d’histoire du Québec, co-animateur de ce colloque que nous avons conjointement organisé. J’ai aperçu, un peu plus tôt, monsieur Jean Panneton, supérieur du Séminaire. Je tiens à le remercier d’avoir mis cette salle du Séminaire à notre disposition pour tenir cette activité d’ordre historique, dans le cadre du 150e anniversaire de la première loi sur le notariat. Pour débuter, j’inviterais monsieur le notaire Guy Leblanc, maire de Trois-Rivières, à nous adresser la parole.

Me Guy Leblanc

Alors , je voudrais saluer tout de suite monsieur le supérieur du Séminaire qui sait toujours se rendre utile.

Me Maurice Piette, vice-président de la Chambre des notaires,
Me Alain Moreau, président de l’Institut international
d’histoire du notariat,
Me Julien Mackay, président de la Fondation du notariat du
Québec,
Monsieur Gilles Boileau, président de la Fédération des
sociétés d’histoire du Québec,
Monsieur Lionel Fortin, historien,
Me Charles Roberge, un ami de longue date,
Chers collègues et chers amis,

Vous voici réunis à Trois-Rivières, ville d’histoire et de culture, qui est un lieu parfait pour des gens de qualité tels que vous. Il me fait extrêmement plaisir de vous accueillir dans cette ville qui, je l’espère, saura vous dévoiler quelques-uns de ses charmes aujourd’hui.

Le thème qui vous rassemble se lit comme suit : «Le notariat et l’histoire». Ayant moi-même fait mes études à la fois en histoire et en droit notarial, je me permets d’aller plus loin dans la modulation de ce thème. Je vous dirais que le notariat, c’est l’histoire. Quand apparaît le premier notaire, c’est-à-dire le scribe du pharaon, apparaît en même temps la civilisation. Quand arrive la Renaissance avec Nicolas Machiavel et Léonard de Vinci, il faut savoir que l’un et l’autre sont fils de notaires. Quand les Acadiens apprennent qu’ils seront déportés, c’est un notaire qui leur fait lecture de l’acte d’expulsion. je suis d’ailleurs désolé de vous dire que ce notaire s’appelait Leblanc. Quand Trois-Rivières est occupé par les rebelles américains, tous les détails de l’opération sont consignés dans le journal du notaire Badeau. Quand le Bas-Canada entre en rebellion en 37-38, dix-huit notaires apparaissent parmi les leaders patriotes et quatre d’entre eux seront pendus au Pied-du-Courant. Partout, toujours, les notaires sont souvent les acteurs, mais toujours les témoins de la grande comme de la petite histoire.

Vous êtes réunis ici pour faire le tour de la question; reconstituer l’histoire du notariat, mesurer l’influence de même que le rayonnement de la profession à travers les âges. Oui, le notariat c’est l’histoire et pour en faire la démonstration, vous avez fort judicieusement choisi une ville d’histoire et de culture, Trois-Rivières. Soyez les bienvenus chez nous. Merci.

Merci monsieur le maire Leblanc. Je demanderais à Me Alain Moreau de remettre au notaire Leblanc certains documents d’histoire qu’il a lui-même rédigés, s’il-vous-plait. Il s’agit de La métamorphose du scribe et de La grande histoire du notariat. Peut-être pourriez-vous, dans vos temps libres, lire une bande dessinée dont le scénario a été créé par Me Moreau avec la collaboration de mademoiselle Queinnec qui est actuellement ici. N’est-ce pas un signe de maturité que les notaires possèdent maintenant leur bande dessinée ?

J’invite maintenant le notaire Maurice Piette, en tant que vice-président de la Chambre des notaires du Québec, à nous adresser la parole .

Me Maurice Piette

Merci notaire Mackay. Des raisons d’ordre familial empêchent le président Marsolais d’être avec nous aujourd’hui. Il m’a prié de l’excuser auprès de vous et de livrer, pour lui, le message qu’il avait préparé, ce que je fais avec grand plaisir. Incidemment, je dois vous dire que je fais tout à fait miens ses propos.

Quelques mots seulement pour vous souhaiter, au nom de la Chambre des notaires du Québec, la bienvenue à ce colloque qui s’inscrit dans le cadre du 150e anniversaire de notre ordre professionnel.

Depuis janvier dernier, plusieurs activités ont été mises sur pied afin de souligner avec éclat cette étape marquante de notre histoire. Celle qui nous réunit aujourd’hui fut rendue possible grâce à l’initiative des notaires Julien Mackay et Charles Roberge. Je tiens donc à les remercier pour cette heureuse initiative et tout particulièrement pour leur amour et leur passion du notariat.

Je souhaite que les réflexions et les discussions d’aujourd’hui puissent permettre à chacun de renouveler son attachement pour cette profession merveilleuse qu’est le notariat. Nous pouvons tous être très fiers de ce passé riche qu’est le nôtre. S’il ne vous assure pas un avenir radieux, il constitue toutefois une base solide sur laquelle il nous est possible de construire les 150 prochaines années. Alors bonne journée à tous, merci.

Merci notaire Piette, au nom du président Marsolais,. Je suis désolé qu’il ne puisse être parmi nous puisque l’on comptait déjà, je crois, cinq ou six anciens présidents de la Chambre. Je les salue tous.

Je cède maintenant la parole à Monsieur Boileau, président de la Fédération des sociétés d’histoire du Québec, qui animera cette portion de la première partie.

Monsieur Gilles Boileau

Mesdames, Messieurs,

En cette année marquant le 160e anniversaire de la rebellion de 1837, je pense qu’il était juste de donner une place à Jean-Joseph Girouard, notaire, député, chef patriote modéré et homme sage. Pour ce faire, nous avons fait appel à madame Béatrice Chassé qui est l’auteure d’une thèse de près de 800 pages sur Me Girouard. Madame Chassé étant retenue chez-elle par la maladie, elle a elle-même demandé à une amie, madame Linda Carrier, qui est diplômée en anthropologie et en psychologie, de la remplacer. Celle-ci a réalisé un travail énorme qui l’a amené à revoir la thèse de Madame Chassé sous un oeil différent. C’est donc un regard impartial qui se pose aujourd’hui sur le notaire Girouard. Madame Carrier précisera elle-même le contexte ou l’esprit dans lequel elle va aborder sa présentation. Grand merci, madame Carrier, d’avoir non seulement accepté de remplacer Madame Chassé, mais d’avoir également accepté de partager avec nous cette perception que vous avez du notaire Girouard.

vers le haut