Le 29 février
1896 à La Trappe
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![]() Source : Oka, ouvriers de la parole - 1881-1981, p.19 |
À
la Trappe, la vie quotidienne était parfois troublée
par des événements curieux. L'un d'entre eux aurait
pu tourner mal pour les moines. En effet, il est rapporté
dans les archives de l'abbaye que le 29 février 1896 un
employé du gouvernement, du nom de Brabant, est venu saisir
un alambic et une certaine quantité d'alcool fabriqué
par les moines à partir de la lie de vin.
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Fort heureusement pour les moines, le Courrier du Canada, journal de Québec, les défendit en rétablissant la simple vérité. Il s'agissait en fait d'un alambic domestique monté par deux immigrants français experts en oenologie que l'abbé de Bellefontaine avait engagé et l'un d'eux avait eu l'idée - bonne ou mauvaise - de fabriquer de l'alcool pour la pharmacie du monastère. À la suite d'une dénonciation, les inspecteurs du gouvernement étaient venus saisir l'alambic que les moines n'avaient même pas eu l'idée de cacher après une première inspection, preuve qu'il s'agissait là bien plus d'une imprudence que d'une volonté arrêtée de contrevenir aux lois. En vérité, les moines avaient besoin de cet alcool pour des fins pharmaceutiques et médicales.
ÉPHÉMÉRIDES
7 avril 1881 - Vers les deux heures de l'après-midi, deux pères trappistes français descendent à New-York du paquebot au nom symbolique «Le Canada»... c'étaient Dom Jean-Marie Chouteau, abbé de Bellafontaine, et le P. Jean-Baptiste Gaudin, religieux. Il sont accueillis par M. Louis Champeau. Ils logent à Notre-Dame de Montréal. Mgr Fabre les reçoit en audience à l'évêché le lendemain. * * * 11 avril 1881 - Visite de la seigneurie et de la paroisse d'Oka... et du domaine du moulin de la Baie. Il y a tempête de neige. Dom Jean-Marie Chouteau demande, en plus des 800 acres promis, 200 autres acres pour construire le premier monastère sur une terre moins rocailleuse et plus facile à cultiver. |