Article suivant
 


LES QUATRE MONASTÈRES D'OKA

C'est le 9 novembre 1881 que les moines ont pris possession de leur premier véritable monastère, après avoir occupé quelques mois la petite maison du meunier Gagnon et de sa famille. Construit en bois au sommet de la colline Saint-Sulpice, ce premier monastère devait devenir quelques années plus tard la première école d'agriculture d'Oka. C'est le 8 septembre précédent que Mgr Fabre avait procédé à la bénédiction du premier monastère en construction, tout de bois bâti et fort spacieux pour l'époque. Mais l'ameublement y était rare, de même que la nourriture et le bois de chauffage. Misère et pauvreté marquaient la vie des moines.

La communauté s'accroissant, le monastère construit sur la colline devenait trop petit pour répondre aux besoins des moines. Dom Antoine Oger était un homme dynamique, entreprenant et clairvoyant. Pour accommoder une communauté bien vivante de ses 40 personnes, il fallait s'établir sur du solide et prévoir des lendemains encore plus prospères. Il était donc souhaitable d'édifier un second monastère près des bâtiments de la ferme afin d'éviter les déplacements longs et inutiles. C'est le 29 juin que les trappistes entrèrent dans leur second monastère bâti au fond du vallon que nous connaissons de nos jours, là où se trouve toujours l'actuel monastère.

Au cours de leur existence plus que centenaire, les trappistes n'ont pas été épargnés par le malheur. Bien que construit en pierre, le second monastère fut incendié le 23 juillet 1902. Au cours des ans, tour à tour, le moulin à scie (en 1894), le moulin à farine, la boulangerie et la buanderie (en 1895) avaient déjà été la proie des flammes. Retirée dans les locaux de son ancien monastère devenue l'école d'agriculture, la communauté prit possession de son nouveau et troisième monastère, bâti encore par Dom Antoine Oger, le 30 septembre 1905.

Le troisième monastère fut à son tour ravagé entièrement par un regrettable incendie dans la nuit du 27 décembre 1916. L'année 1916 fut difficile. Avant la destruction du monastère, il y avait eu celle des granges, dans la nuit du 20 mai. En plus des 29 chevaux perdus, récoltes et machines s'envolèrent alors en fumée. Dom Pacôme Gaboury et ses moines se remirent à la tâche avec ardeur, si bien qu'ils prirent possession de leur quatrième monastère et le troisième en pierre, le 13 septembre 1918. Cet édifice abrite toujours la communauté.

ÉPHÉMÉRIDES

4 décembre 1790 - Suite à la Révolution française, un décret de l'assemblée nationale permet aux experts agriculteurs de la trappe (Normandie) de continuer de suivre leur Règle et de cultiver leurs terres mais leur interdit de recruter de nouveaux membres. Commence alors pour le maître des novices de la Trappe, Dom Augustin de Lestranges, une extraordinaire odyssée.

vers le haut