Ce sont quelque 130 participants du milieu patrimonial et rural qui se sont
rassemblés à cette occasion pour y suivre diverses présentations
et discussions sur plusieurs sujets ayant une grande influence sur la qualité
et l’intégrité de notre patrimoine rural tels le patrimoine
et le paysage de l’arrondissement historique de l’Île d’Orléans,
le monde agricole et la sauvegarde du patrimoine rural, les moulins à
vent et les éoliennes ainsi que l’avenir de nos paysages ruraux.
La journée, qui a permis de constater bien des similitudes de vues
entre le milieu patrimonial et le milieu rural (notamment représenté
par l’UPA et Solidarité rurale), s’est terminée
par l’adoption, lors de la plénière présidée
par le journaliste de renom Lionel Levac, d’une série d’énoncés
visant à assurer tout d’abord une plus grande sensibilisation
des agriculteurs, des municipalités et du gouvernement à ce
riche patrimoine que constituent nos paysages ruraux, à voir à
ce que tout projet affectant ce paysage soit mieux évalué avant
d’être entrepris, et ce, de concert avec des représentants
du milieu rural et du milieu patrimonial, et à ce qu’enfin, pour
faire suite à cette première expérience fructueuse, la
FSHQ et les organismes représentant le milieu rural entreprennent d’autres
activités conjointes, comme l’échange d’articles
sur le sujet et la mise sur pied d’un prix du patrimoine rural au Québec.
Comme l’a mentionné le président de la FSHQ, Richard M.
Bégin, « ce colloque, une première, s’est avéré
un franc succès, parce qu’il a su démontrer que le milieu
patrimonial et le milieu rural avaient des intérêts communs et
pouvaient aisément travailler de concert. Plus encore, l’adoption
d’une déclaration sur la préservation du patrimoine rural
tombe à point nommé, parce qu’à l’heure actuelle
le gouvernement québécois est sur le point de sortir un Livre
vert sur le patrimoine en général, d’une part, et qu’il
vient tout juste de soumettre pour consultation une ébauche de stratégie
face à l’importante question de développement durable,
d’autre part ».
Le coprésident de l’événement, Mario Dufour, président
de la CBCQ, s’est pour sa part réjoui « que l’étude
de la CBCQ sur l’arrondissement historique de l’île d’Orléans,
un patrimoine rural majeur et unique, mais mis à rude épreuve
au cours des dernières décennies, ait eu des suites dans ce
colloque qui constitue un pas important dans cette œuvre de sensibilisation
que nous devons entreprendre et à laquelle les sociétés
d’histoire, entre autres, doivent consacrer une part de leurs énergies.
Ces sociétés, en effet, sont, comme les agriculteurs, disséminées
à travers l’ensemble du Québec et sont donc à même
de travailler étroitement à la sauvegarde du patrimoine rural,
tout en comprenant les préoccupations du milieu agricole ».