COLLOQUE 2007 de la FSHQ et de la CBCQ


Source de l'image: http://www.antoine-girouard.qc.ca/college.html

«L’avenir du patrimoine rural québécois»

SAINT-HYACINTHE, 3 NOVEMBRE 2007
Collège Antoine-Girouard
700, Girouard Est, Saint-Hyacinthe
Québec, J2S 2Y2

Proposition adoptée en plénière lors du Colloque de la FSHQdu 3 novembre 2007 à Saint-Hyacinthe

Souvenirs du Colloque du 3 novembre 2007

Inauguration du colloque:

C'est Mme Huguette Corbeil, conseillère à la Ville de Saint-Hyacinthe et membre de plusieurs comités, dont le Comité d'aménagement et environnement de la MRC des Maskoutains, du Comité consultatif d'urbanisme de la ville de Saint-Hyacinthe et de la Commission du patrimoine maskoutain qui a prononcé le discours d'ouverture du colloque, suivi d'une allocution de M. Richard Bégin, président de la FSHQ et de M. Mario Dufour, président de la CBCQ


M. Clément Locat a tenu avec brio le rôle de maître de cérémonie tout au long de cette journée, apportant un appui très apprécié aux conférenciers.


Conférence inaugurale:


L’île d’Orléans, un paysage rural majeur au Québec qui a marqué pratiquement toute l’histoire du Canada français et de la Nouvelle-France, de ses origines à nos jours. Le gouvernement du Québec a su en reconnaître l’importance historique et symbolique puisqu’il lui a accordé le statut d’arrondissement historique en 1970. Depuis, cependant, ce paysage a souffert diverses attaques qui en menacent de plus en plus l’intégrité et la valeur patrimoniale et historique. L’île d’Orléans est vraiment un cas très important au Québec où l’on peut retrouver les principaux enjeux de toute la vaste question du patrimoine et du paysage ruraux.

Mme Denyse Légaré, Ph.D., historienne de l'art et de l'architecture a donné une conférence sur le Patrimoine et les paysages agricoles de l'arrondissement Historique de l'Île d’Orléans.

 

 

 

 


De gauche à droite:
M. Richard M. Bégin, président de la FSHQ, M
me Denyse Légaré et M. Mario Dufour, président de la CBCQ.

Table ronde - Le point de vue du monde agricole:

Le monde agricole est évidemment préoccupé par la production et la rentabilité, ce qui justifie le remplacement de certains équipements et de certaines anciennes installations. Comment réagit-il face aux exigences de la Loi sur les biens culturels et de la Loi sur le développement durable en matière de préservation du patrimoine rural? Comment le double objectif de préservation et mise en valeur de nos magnifiques paysages ruraux pourrait-il, selon le monde agricole, être concilié avec les objectifs de productivité, incontournables pour la survie de nos agriculteurs?



De gauche à droite:
Rangée arrière: M. Jacques Proulx, M
me Martine Mercier, M. André Cyr et M. Clément Locat
Rangée avant: Mme Louise Chevrier et M. Richard M. Bégin

Mme Louise Chevrier a tenu le rôle de modératrice à la table ronde sur «Le Point de vue du monde agricole».

De gauche à droite: M. André Cyr de la MRC des Maskoutains, M. Jacques Proulx de Solidarité rurale, Mme Louise Chevrier de la FSHQ, Mme Martine Mercier de l'UPA et M. Clément Locat, du comité du patrimoine de la FSHQ.


Les Moulins à vent:

Quand on songe au vent, on songe à une énergie ancienne jadis très populaire... et à une énergie nouvelle et renouvelable de plus en plus prisée. La plupart de nos moulins à vent ont disparu au fil des ans. Est-il utile et envisageable, pour la beauté de nos paysages ruraux, d’assurer la survie et l’entretien des rares moulins à vent toujours debout? Peut-on même considérer leur donner une seconde vie autre que simplement muséale?

M. Claude Arsenault, président de la Société pour la sauvegarde du patrimoine de Pointe-Claire est venu nous donner une conférence sur les «Moulins à vent»


À gauche, M. Richard M. Bégin, président de la FSHQ et
à droite: M. Claude Arsenault, président de la Société pour la sauvegarde du patrimoine de Pointe-Claire


Table ronde - Éoliennes:

L’arrivée des moulins à vent modernes, ces immenses éoliennes qu’on voit maintenant surgir dans notre paysage rural, est-elle souhaitable du point de vue du développement durable, environnemental et touristique? Ces éoliennes s’insèrent-elles bien dans le paysage rural et pourraient-elles mieux s’y intégrer encore, tant du point de vue visuel que sonore?


M
me Suzanne St-Amour est intervenue à titre de modératrice pour cette table ronde sur les Éoliennes
.

À tour de rôle, M. Louis Robert et M. Guy Dufort d'Innergex, pour l'Association canadienne de l'énergie éolienne ainsi que Mme Lyne Dansereau, coordonnatrice à l'aménagement du territoire et M. Pierre Tadros de la MRC de Roussillon sont venus nous faire leurs présentations.

En compagnie du président de la FSHQ, M. Richard M. Bégin et de M. Clément Locat, maître de cérémonie, on retrouve, de gauche à droite: M. Guy Dufort, M. Pierre Tadros, Mme Suzanne St-Amour, M. Louis Robert et Mme Lyne Dansereau.

 

 

 

 

 


Table ronde - L’avenir de nos paysages ruraux:

Depuis 50 ans, nos paysages ruraux ont été terriblement abîmés. On n’a qu’à penser entre autres à l’île Jésus, jadis grenier du Québec, et même, plus récemment, à l’île d’Orléans, pourtant classée arrondissement historique. Dans plusieurs petits villages ou petites municipalités, le noyau villageois traditionnel formé de l’église, du presbytère, du couvent et de l’école primaire se retrouve souvent menacé par l’étalement urbain. Divers organismes et institutions se sont penchés au fil des ans sur diverses solutions ou options que nous pourrions considérer pour arrêter la détérioration galopante actuelle sans pour autant bloquer le développement nécessaire à toute économie... et à la survie d’une société.

Plusieurs intervenants sont venus partager leurs leurs idées, suggestions et propositions à l'égard de l'avenir de nos paysages ruraux, leurs succès, leurs échecs... et leurs souhaits pour un avenir meilleur dans le cadre de cette table ronde.

 


De gauche à droite: M. Gaston Cadrin de l'APMAQ, Mmes Dominique Lalande de Ruralys, Julie Ruiz, agente de recherche de la Chaire en paysage de l'Université de Montréal, Camille Girard-Ruel de la Fondation Héritage Canada, M. Richard M. Bégin, président de la FSHQ, M. Clément Locat, du comité du patrimoine de la FSHQ et Mme Maryse Séguin, chargée de projet en patrimoine de la MRC des Maskoutains, qui a agi à titre de modératrice pour cette table ronde.


Plénière:

La journée, qui a permis de constater bien des similitudes de vues entre le milieu patrimonial et le milieu rural (notamment représenté par l’UPA et Solidarité rurale), s’est terminée par l’adoption, lors de la plénière présidée par le journaliste de renom Lionel Levac, d’une série d’énoncés visant à assurer tout d’abord une plus grande sensibilisation des agriculteurs, des municipalités et du gouvernement à ce riche patrimoine que constituent nos paysages ruraux, à voir à ce que tout projet affectant ce paysage soit mieux évalué avant d’être entrepris, et ce, de concert avec des représentants du milieu rural et du milieu patrimonial, et à ce qu’enfin, pour faire suite à cette première expérience fructueuse, la FSHQ et les organismes représentant le milieu rural entreprennent d’autres activités conjointes, comme l’échange d’articles sur le sujet et la mise sur pied d’un prix du patrimoine rural au Québec.


Au centre de la table: M. Lionel Levac, journaliste à Radio-Canada attitré au monde agricole dans le cadre des émissions D'un soleil à l'autre et La semaine verte, en compagnie de M. Clément Locat.

Clôture du colloque:

De gauche à droite: M. Richard M. Bégin, président de la Fédération des sociétés d'histoire du Québec, M. Mario Dufour, président de la Commission des Biens Culturels du Québec et M. Lionel Levac, journaliste à Radio-Canada attitré au monde agricole dans le cadre des émissions D'un soleil à l'autre et La semaine verte

Comme l’a mentionné le président de la FSHQ, Richard M. Bégin: « ce colloque, une première, s’est avéré un franc succès, parce qu’il a su démontrer que le milieu patrimonial et le milieu rural avaient des intérêts communs et pouvaient aisément travailler de concert. Plus encore, l’adoption d’une déclaration sur la préservation du patrimoine rural tombe à point nommé, parce qu’à l’heure actuelle le gouvernement québécois est sur le point de sortir un Livre vert sur le patrimoine en général, d’une part, et qu’il vient tout juste de soumettre pour consultation une ébauche de stratégie face à l’importante question de développement durable, d’autre part ».


Le coprésident de l’événement, Mario Dufour, président de la CBCQ, s’est pour sa part réjoui « que l’étude de la CBCQ sur l’arrondissement historique de l’île d’Orléans, un patrimoine rural majeur et unique, mais mis à rude épreuve au cours des dernières décennies, ait eu des suites dans ce colloque qui constitue un pas important dans cette œuvre de sensibilisation que nous devons entreprendre et à laquelle les sociétés d’histoire, entre autres, doivent consacrer une part de leurs énergies. Ces sociétés, en effet, sont, comme les agriculteurs, disséminées à travers l’ensemble du Québec et sont donc à même de travailler étroitement à la sauvegarde du patrimoine rural, tout en comprenant les préoccupations du milieu agricole ».

M. Mario Dufour, président de la CBCQ pendant son discours de clôture sous l'oeil attentif du président de la FSHQ, M. Richard M. Bégin.


Ce sont quelque 130 participants du milieu patrimonial et rural qui se sont rassemblés à cette occasion pour y suivre diverses présentations et discussions sur plusieurs sujets ayant une grande influence sur la qualité et l’intégrité de notre patrimoine rural tels le patrimoine et le paysage de l’arrondissement historique de l’Île d’Orléans, le monde agricole et la sauvegarde du patrimoine rural, les moulins à vent et les éoliennes ainsi que l’avenir de nos paysages ruraux.


La Fédération des sociétés d'histoire du Québec et
la Commission des Biens Culturels du Québec
tiennent à remercier chaleureusement toutes les personnes
qui sont venues assister à ce Colloque.
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